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Vasiliu, Anca

Images de soi dans l´antiquité tardive

Faire image de soi suppose une maîtrise simultanée de l’identité propre et d’une expression qui lui corresponde. Mais cette double maîtrise nécessite une connaissance de la singularité qui pose problème aux philosophes anciens : l’identité est enfermée dans sa condition tautologique et l’individu dans sa singularité monadique. Seul l’universel peut être connu tel qu’il se reflète dans l’individu, non l’individu lui-même dans son unicité infracassable et qui n’a pas de forme absolue. A quoi s’ajoute un obstacle logique : on ne peut pas témoigner de soi-même ni remplacer une preuve par une représentation. Comment faire état alors du singulier?
A cette apparente fin de non recevoir la réflexivité inscrite à la racine de l’identité propose une issue, en permettant de concevoir plusieurs portes d’accès à la singularité de l’être individuel.
D’Apulée et Plutarque à Grégoire de Nazianze, en passant par Plotin, Porphyre, Grégoire de Nysse et Julien l’Empereur, ce livre présente des études de cas où la conscience de soi apparaît à travers une parole en nom propre ou à travers le miroir inversé d’un portrait refusé.
Affirmée mais non thématisée, la conscience de soi qui transparaît dans ces textes est sortie du conflit tragique de l’ego mais n’a pas encore la témérité de s’identifier au cogito. Sans signer la fin de l’être ni placer l’ipséité dans la pupille vide de Narcisse, elle signifie cependant la transcendance comme altérité nécessaire à la constitution du sujet.

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